Un peu d'histoire

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de 1831 à 1900

  • 1831 : Appelés par le curé Jean-Pierre Comte, alors que la Savoie n’est pas encore française, les frères arrivent à Thonon-les-bains le 22 avril 1831. Les premières classes sont installées place de l’école (actuellement place Henri Bordeaux) puis l’école se transporta Rue Chante Coq.
  • 1838 : Sous la direction de Frère Papuis les Frères ayant acheté une partie de l’ancien couvent des Ursulines s’y installèrent en 1839.
  • 1841 : Arrivée du Frère Alman ( Joseph-Marie Chabord-Blanc). Trois ans plus tard, en 1844, il fonde, sous le patronage de Saint Joseph, un Pensionnat dans le même bâtiment que les classes communales… en attendant de faire construire en 1856, l’aile en bordure de la rue des Granges.
  • 1860 : A la suite du vote des savoyards le 22 avril 60, la Savoie devient « française ». A cette époque le pensionnat St Joseph de Thonon compte 140 élèves.
  • 1870 : Détruit par trois incendies successifs, le 29 mars et le 3 mai 1870 puis en août 1871, l’établissement fut promptement relevé de ses ruines.
  • 1875 : le Frère Alman ( qui devait décéder le 19 février 1878) laisse son poste à Frère Valfrid « Estimé de tous, plein de courtoisie dans son abord et de distinction dans ses manières, il attira dans l’établissement d’universelles sympathies et de hautes protections ».
  • 1877 : A partir de cette époque, les études au Pensionnat suivent un programme supérieur, on arrive à la préparation et au succès au Baccalauréat moderne.
  • 1881 : Peu à peu la situation scolaire se détériore et le Conseil Municipal de voter, « la substitution de l’enseignement congréganiste dans les Ecoles communales ». M le curé demande aux Frères d’ouvrir une école paroissiale libre… ce qui fut fait, dans les locaux du Pensionnat, et le 27 novembre 1881 la rentrée peut avoir lieu. Durant une trentaine d’années, l’école Libre St François dépendant entièrement du Pensionnat pour la direction pédagogique et spirituelle, son histoire va se confondre avec celle de cette maison.
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de 1900 à 1930

 

  • 1904 : En application de la Loi supprimant l’enseignement congréganiste le Pensionnat et l’école gratuite furent fermés le 6 juillet 1904. Sans plus tarder une Société Civile fut constituée pour prendre en mains la direction et la gestion des deux Etablissements qui lui furent loués par la Municipalité et ainsi, à l’aide d’un personnel « sécularisé », l’œuvre put alors continuer sous le nom de l’Institution Libre St Joseph. Frère Victus Edmond (François Fleuret) Directeur et Frère Vivald Bruno (Joseph Fleuret), sous directeur du Pensionnat St Joseph, et une bonne partie des frères de la communauté se sécularisent sur place. Au fil des années, aidés par l’Association des Anciens Elèves (créée au temps de Frère Valfrid) les Frères Victus et Vivald vont triompher des difficultés matérielles et des hostilités politiques.
  • 1913 : la Municipalité refuse de prolonger le bail et décide l’expropriation de toute la propriété des la rue des granges (projetant d’y ouvrir une école supérieure des filles). C’est alors que le « Lémanique » une Société Anonyme Immobilière est constituée à Genève, le 1er mars 1913, le terrain dit « les contamines », à gauche de la route d’Evian, est acheté, on y construira dans un temps record l’Institution Libre St Joseph et la rentrée peut avoir lieu le 5 janvier 1914. Dans le même temps, sur un terrain propriété de la Société Civile Immobilière Vaudaux-Perrolaz et Chatelet , l’Ecole libre St François sera construite dans des délais eux aussi très courts. La rentrée peut se faire le 17 novembre, les 144 élèves étant répartis en trois classes dans le bâtiment à galeries. Dieu seul sait les démarches, les veilles, les sacrifices et les soucis de toutes sortes que ces importantes constructions ont coûtés au Frère Victus Edmond. Sous sa fraternelle et sage direction, cette seconde Institution St Joseph, très bien aménagée, tenant compte de toutes les prescriptions hygiéniques modernes, prit un rapide essor, malgré la Grande Guerre qui avait appelé sous les drapeaux plus de la moitié de ses professeurs.
  • 1920 : Le Frère Valéric-Alphonse (ALPHONSE Poncier) est nommé directeur de l’institution St Joseph. « Certes, l’établissement était magnifique, baignant dans l’air et le soleil, face au Léman grandiose. Mais ce bel ensemble, il fallait l’achever par une chapelle qui pût dresser vers le ciel sa flèche altière ». Ce qui fut fait en 1933 mais auparavant il faut signaler l’aménagement des dortoirs sous le toit (1920), la construction du grand préau (1923), l’achat du terrain limitrophe/terrain de sport (1931). L’établissement accueillait alors plus de 300 élèves dont s’occupaient une bonne vingtaine de Frères avec des « professeurs civils » de plus en plus nombreux.
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1930 à 1969

  • L’année 1936 vit la création de la société « Les Gars de St Jo » toujours bien vivante.
  • Et puis ce fut la période troublée de 1939-45 avec la mobilisation d’une dizaine de Frères. Le 12 décembre 1943 les autorités allemandes réquisitionnent « St Jo » pour en faire un hôpital militaire. Les classes doivent émigrer au groupe des Suets. Une situation difficile qui se prolongea jusqu’au 13 août 1944.
  • 1945 : la Paix revenue, le Frère Alphonse Poncier est nommé visiteur de Savoie tandis que Frère Valéric (Henri Géry) devient le 5ème directeur du pensionnat. Il le demeurera jusqu’en 1959.
  • 1959 : Succédant au Frère Henri Géry, le Frère Vambert Jean (Jean Sénevat), assurera la direction de l’Institution durant trois années, 1959-1962. C’est au cours de cette période qu’en application de la Loi Debré les premiers contrats avec l’Etat seront signés.
  • 1962-1969 : A sa demande, Frère Sénevat reprend son enseignement dans les classes de Terminales. L’Etablissement va alors connaître une codirection assurée par les Frères Martial Chessel et Charles Pissot. Une étape marquée par l’aménagement du bloc cuisine, du terrain de sport, la construction du gymnase et les timides débuts de la mixité.
  • 1969 : Voici qu’après les « événements de mai 68 » qui ont secoué le monde étudiant, on prend au sérieux l’idée de faire craquer toutes les structures anciennes pour faire du neuf par la mise en commun par tous les Etablissements d’Enseignement Catholiques de Thonon, de l’ensemble de leurs ressources en maîtres, locaux et énergies de toute nature et l’organisation d’une « communauté Educative constituée par les responsables de l’éducation des jeunes : l’E.C.T est créé. L’Institution St Joseph en fait partie comme Etablissement secondaire.
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de 1969 à nos jours

 

  • 1969-1980 : Frère Martial Chessel assure la direction de l’E.C.T et Frère Charles Pissot reste directeur de St Joseph. C’est l’époque de l’aménagement des laboratoires, de l’ouverture d’une section technique, des premiers échanges avec le lycée d’Altötting (Allemagne)… de la fête des 100 ans de l’école St François.
  • 1980 marque une étape importante dans l’histoire de l’Institution St Joseph : le « relais » de la Direction passe de la communauté des Frères à des Laïcs. Monsieur Yves Courtieu, sera le premier chef d’Etablissement laïc de « St Joseph » accueillant un millier d’élèves à la rentrée de septembre dans ses trois sections : le collège, le lycée général et le lycée technique.
  • 21 ans vont ainsi passer qui verront quatre laïcs se succéder comme directeur de St-Joseph : M. Yves Courtieu (1980-1992), Jean-Pierre Lefort (1992-1993), Bruno Tessier (1993-2000), Marc Segarra (2000-2008) et Laurent Pichot 2008….
  • Dans la même période, en 1992, les Frères passeront également aux Laïcs la Direction de l’école St François : Frère Marcel Cart puis Mme Hélène Roger, Mme Nicole Viverge, Mme Corinne Morel.
  • Désormais ne restera à Thonon qu’une petite Communauté de Frères qui d’année en année verra ses rangs s’éclaircir et ne plus être composée que de quelques « retraités » – cependant toujours bien actifs – s’efforçant de poursuivre jusqu’au bout leur mission éducative et de service.
  • 2001 : le dernier Frère quitte Thonon les Bains laissant une belle œuvre qui «résolument tournée vers l’avenir ne pourra jamais oublier son passé». Quittant avec regret « St Joseph » et « St François » de Thonon les Bains, le frère écrit dans sa notice que les Frères des Ecoles Chrétiennes emportent avec eux la confiance que leur œuvre se poursuivra envers et contre tout. Il n’a pas tort. Simultanément à la diminution du nombre de frères, l’Institut élabore un mode d’association originale avec les laïcs qui lui redonne une énergie nouvelle.
  • 2006 : Dévolution de tutelle : après une éclipse de plus de 20 ans sous tutelle diocésaine, Monseigneur Boivineau donne son accord pour que Saint-Joseph revienne sous la tutelle des Frères. Il était plus cohérent que l’ensemble scolaire, du primaire au lycée, soit géré par la même tutelle.
  • 2008 : Départ de Marc Segarra et arrivée de Laurent Pichot.
  • 2010 : Construction de la nouvelle maternelle et destruction de l’ancienne qui laissera en lieu et place un nouveau parking pose-dépose.
  • Rénovation complète de l’administration.
  • 2014 : centenaire de l’établissement Saint Joseph, réalisation de l’extension du nouveau bâtiment (laboratoires, CDI, Salle polyvalente, salles de classes, nouvelle infirmerie, création du self des maternelles.
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