Le lundi 2 février, les élèves de troisième du collège Saint Joseph ont rencontré André Panczer, un ancien enfant juif caché durant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que Florian Geyer, le réalisateur du film La Haine et la Peur.
Après le visionnage du film, André Panczer, rescapé de la Shoah, a partagé son histoire avec une grande pudeur et beaucoup d’humilité. Enfant, il a dû vivre caché pour échapper aux persécutions nazies. Séparé de sa famille et privé d’une enfance normale, il a raconté son départ en train de Nice vers Annecy, la traversée de la frontière vers la Suisse, la peur, la solidarité de ceux qui l’ont aidé — comme Mila Racine — mais aussi l’importance de ne jamais oublier. Il a surtout invité les élèves à rester vigilants face aux discours de haine et aux discriminations.
Cette rencontre s’est poursuivie par l’intervention du réalisateur. Pour son film, Florian Geyer a recueilli des témoignages d’enfants cachés afin de faire entendre leurs voix face à la haine. Il a expliqué aux élèves son choix du cinéma comme outil pédagogique, capable de toucher les consciences et de susciter le débat.
Les élèves ont posé de nombreuses questions, témoignant d’un réel intérêt et d’une réflexion approfondie sur les thèmes abordés : la mémoire de la Shoah, la responsabilité individuelle, le racisme et l’antisémitisme. Pour beaucoup, cette rencontre a permis de donner un visage et une voix à des événements souvent perçus comme lointains.
En réunissant un témoin direct de l’Histoire et un artiste engagé, cette rencontre — rendue possible par la présidente de l’association « Au nom de Liba », Virginie Drocourt — a offert aux élèves un moment de réflexion profonde, rappelant que le travail de mémoire se poursuit et que la vigilance reste plus que jamais nécessaire.




